spectacle Culture
Résidences d'artistes : la culture reste présente à Schiltigheim !
Publié le 17 décembre 2020

Les salles de spectacle schilickoises ont ouvert leurs portes au jazz contemporain, aux arts pîtres, aux émotions grrrrognantes, aux indociles, au jazz explosif et au running-théâtre. Tout pour (re)faire le monde !

COMPAGNIE 12.21

DU 16 AU 20 NOVEMBRE 2020 AU BRASSIN

La Cie 12.21 a été créée en novembre 2014 par Fatou Ba pour accueillir des projets de créations associant différentes disciplines artistiques et actions culturelles.
La compagnie oriente principalement ses recherches autour des questions de transmission, d’identités, d’appartenances, d’histoires et de cultures.
www.compagnie12-21.fr/
= La résidence de la Cie Fatou Ba au Brassin s’inscrit dans une démarche plus globale de résidence de territoire autour du projet « Grrr » pour les tous petits (18 mois/3 ans) entre novembre 2020 et mai 2021. Pour ce projet, Fatou Ba s’entoure d’une plasticienne/illustratrice, d’un musicien et d’un danseur.
Au Brassin, il s’agit d’une 1ère étape d’écriture, sorte de collecte de matière verbal + corporel sur la l’émotion-colère.

Cette résidence se construit en implication avec les acteurs schilickois suivants : Crèche les Petits Lutins au Marais + l’Ecole maternelle Rosa Parks + le CSC Victor Hugo

CHRISTOPHE IMBS / JAZZ

DU 16 AU 20 NOVEMBRE 2020 AU CHEVAL BLANC

Pianiste-compositeur strasbourgeois de jazz, post-jazz et de musiques improvisées et expérimentales en résidence au Cheval Blanc à Schiltigheim.
www.christopheimbs.com/
= Résidence d’écriture qui va servir au-delà de sa nouvelle création qu’il présentera le 12/01 à Jazzdor : Quartet avec Julien Lourau, Anne Paceo et Joan Eche-Puig

RESIDENCE DE LA CIE LES ARTS PÎTRES

DU 16 AU 20 NOVEMBRE 2020 AU BRASSIN

www.les-arts-pitres.com

  • Qui êtes-vous ? Présentez-vous

Brièvement, la compagnie a été fondé en 2003 et crée des spectacles ou le burlesque et le clownesque ne sont jamais bien loin. Les Clowns Santé présents au Brassin : Stéphanie Felix, Naton Goetz, Nancy Guyon, Thierry Lucas, Davis Martins, Catriona Morrison, Marc Schweyer et Catherine Sombsthay

  • Comment abordez-vous la période actuelle ?

« Les spectacles sont le plus souvent programmés longtemps à l’avance et en ce moment les théâtres n’ont aucune visibilité pour programmer concerts et spectacles. C’est assez compliqué à gérer car nous ne savons pas quand la normale reviendra… »
« Avec fatalité et la sensation que pour chaque artiste en suspension, la course de fond, les deux pieds dans les sables mouvants et loin d’être finie. La souplesse reste de mise. »
« Comme je peux ! Plus sérieusement, j’en profite pour faire un travail de fond artistique et approfondir certains liens, plus travailler sur la prochaine création de ma propre compagnie…. mais je me fais vite déborder par la vie qui ne s’est pas arrêté pour autant. »
« Comme c’est une situation sur laquelle on n’a pas d’emprise, mon but du jeu est d’essayer de travailler pour être prêt quand tout repartira ! »

  • Travaillez-vous sur un projet particulier dans le cadre de cette résidence ? 

Nous travaillons sur la pratique du clown en générale et le développement du clown dans les milieux particuliers (EHPAD, IME, etc..) pour un public fragile (handicap, vieillesse..) avec pour objectif :
–  la mise au point d’interventions en groupe aux fenêtres des résidents
– le travail de duo de clowns en vadrouille dans les chambres
– la réflexion relative aux interventions dans les salles communes des établissements

  • Quelles sont les objectifs de cette résidence ?

« Nous préparons nos interventions clowns en EHPAD, qui sont ralenties voire annulées en ce moment. Nous intervenons en principe en duo et avons besoin de moments de training pour tester certains principes de jeu, répéter de nouvelles chansons ou chorégraphies etc… Nous nous retrouvons donc en groupe pour préciser nos directions de travail. »
« Comme il s’agit d’improviser dans des situations parfois sensibles et particulières, nous travaillons sur une «boite à outils», notre charte de travail, afin de consolider nos liens artistiques et trouver un langage commun. »

  • Vos recommandations culturelles du moment (musique, livres etc…) :

« Lire les grands auteurs. »
« L’Odyssée d’Hakim de Fabien Toulmé et les Furtifs de Damasio »

  • Un mot pour conclure ?

«  C’est un vrai bonheur de travailler au Brassin, toute l’équipe est adorable et la salle est lumineuse, confortable, tout à fait adaptée à nos besoins… »
«  Dans le lieu accueillant du Brassin nous avons pris plus de temps qu’à l’habitude pour nous concentrer sur du travail de fond, avec une soif de jouer ensemble décuplée. Comme dirait ma vielle mère :  à chaque chose malheur est bon… vous avez une pandémie pour improviser ! »
«  Haut les cœurs et gardez la capacité à réfléchir avec du recul et de l’intelligence, sans se faire avoir par la folie collective, les amalgames, la peur et les polarisations de tous les côtés. Informez-vous de tous les côtés et par tous les moyens. Avoir un peu d’indulgence pour les gens qui souffrent du confinement et de la situation actuelle, quelle que soit la manière. »
« le Futur ne manque pas d’avenir ! »

RESIDENCE DE CREATION CIE PUCEANDPUNEZ

DU 14 AU 17 DECEMBRE 2020 AU BRASSIN

+ 1ÈRE DE LEUR SPECTACLE OÙ COURS-TU COMME ÇA ? LE 17/12
Coproduction : CRÉA Kingersheim Scènes et Territoires – Schiltigheim Culture – La Passerelle à Rixheim

CIE PUCEANDPUNEZ

Puceandpunez est tiré d’une formule de « bonne nuit » adressée aux enfants canadiens. Elle signifie « ne laisse pas les bêtes du lit te mordre » ou « pas de puce, pas de punaise ». L’association est créée en 2007 sous l’impulsion de Kathleen Fortin pour organiser des cabarets « Viens Shaker la Puppet ». Elle sommeille jusqu’en 2018 quand Kathleen recentre sa pratique autour du théâtre d’image pour raconter des histoires aux jeunes, ces adultes en devenir. Puceandpunez évoque ce qui n’est ni beau ni confortable, qui dérange et qui gratte. Cette tendre formule permet d’aborder des sujets aussi complexes que la mort, la disparition, la catastrophe, avec poésie et émotion. Coproduction : CRÉA Kingersheim Scènes et Territoires – Schiltigheim Culture – La Passerelle à Rixheim

OÙ COURS TU COMME ÇA ?

« Depuis toujours, on me dit que je vais trop vite, qu’il faut ralentir, prendre le temps.

D’entendre « Respire, cesse de faire dix choses en même temps » me crispe à l’intérieur : l’impression d’emprisonnement, d’espace qui se rétrécit et m’oppresse. Et je pars courir une heure, parfois deux ou trois.
Dans le bois. Seule. Je cours.
J’ai commencé parce que j’avais envie de frapper.
Ado, j’avais besoin d’agrandir mon espace.
On m’a dit « Va donc courir, tu reviendras quand tu seras parlable ! »
Je ne suis pas sûre d’être revenue. »

RESIDENCE D’OZMA

DU 17 AU 19 DECEMBRE 2020 AU CHEVAL BLANC

Ozma, accueilli en octobre dernier à Schiltigheim pour la sortie de leur dernier album Hyperlapse, revient du 17 au 19 décembre 2020 au Cheval Blanc pour travailler sur un projet de ciné-concert prévu fin 2020 ou début 2021 et une captation live d’Hyperlapse programmée le 19/12 à 19h + en livestream sur facebook

OZMA

Imaginez John Coltrane avec Rage Against The Machine, Ravi Shankar jammer avec Pink Floyd, ou Amon Tobin remixer une fanfare de la Nouvelle Orléans…
OZMA c’est un quintet survitaminé mené par le batteur Stéphane Scharlé. Une musique à la fois aventureuse et accessible que le groupe a pu partager à travers 8 albums, de multiples créations et plus de 450 concerts sur 4 continents.

www.ozma.fr