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Luttes contre les violences faites aux femmes : toutes les violences ne se voient pas
Publié le 4 novembre 2026

Surveiller un téléphone, contrôler les dépenses, décider des déplacements de l’autre… Les violences ne se résument pas aux coups. Pour sa sixième campagne de sensibilisation à l’occasion du 25 novembre, la Ville de Schiltigheim met en évidence ces comportements qui, peu à peu, peuvent priver une personne de sa liberté.

Les violences faites aux femmes ne laissent pas toujours de traces visibles. Elles peuvent aussi prendre la forme de gestes et de comportements qui s’installent progressivement dans la vie quotidienne : vérifier les messages de sa partenaire, lui demander de justifier chaque dépense, surveiller ses déplacements ou l’empêcher de voir ses proches.

Ces comportements sont du contrôle et peuvent constituer des violences psychologiques et/ou économiques.

Aimer, ce n’est pas contrôler. Protéger, ce n’est pas surveiller. Une relation ne doit jamais priver une personne de sa liberté.

Trois objets du quotidien pour rendre visibles ces violences

Avec sa nouvelle campagne, intitulée « Toutes les violences ne se voient pas », la Ville détourne les codes de la publicité pour attirer l’attention sur ces violences.

Une carte bancaire, des clés, un téléphone portable : trois objets familiers sont mis en scène dans les visuels de la campagne. Chacun renvoie à des situations concrètes dans lesquelles le quotidien peut devenir un moyen de contrôle : contrôler son accès à l’argent, empêcher une personne de sortir ou surveiller ses échanges.

Cette réalité est loin d’être marginale. Selon la Mission interministérielle pour la protection des femmes contre les violences et la lutte contre la traite des êtres humains (MIPROF), 13 % des femmes déclarant des violences psychologiques de la part d’un partenaire ou ex-partenaire rapportent un contrôle excessif des finances familiales et de leurs dépenses*. Une illustration parmi d’autres de ces violences qui ne laissent pas de marques visibles, mais atteignent profondément les victimes.
* Source : Enquête Genese 2021 « Panorama des violences en France métropolitaine », SSMSI, novembre 2022.

Six ans de campagnes pour faire évoluer les regards

Depuis six ans, la Ville de Schiltigheim mène des campagnes de sensibilisation pour alerter sur les violences faites aux femmes et contribuer à faire évoluer les regards. Après « À nos mortes » et « L’Antiviolenzine et le Féminicidyl », cette nouvelle campagne s’intéresse aux violences psychologiques et/ou économiques.

À travers « Toutes les violences ne se voient pas », la Ville rappelle que le contrôle, la surveillance et la restriction des libertés ne sont pas des preuves d’amour, mais des comportements qui doivent être reconnus et pris au sérieux.

La campagne sera visible à Schiltigheim du 4 au 25 novembre 2026, sur le mobilier urbain et les réseaux sociaux de la Ville, à l’approche de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, le 25 novembre.

Le 3919 n’est pas un numéro d’urgence : si vous êtes en danger immédiat, appelez la police (17) !

Le 3919 est la ligne d’écoute nationale destinée aux femmes victimes de violences : cela signifie qu’une professionnelle (une écoutante) vous répondra et vous apportera une écoute bienveillante, empathique et sans jugement.

Parce que le 3919 c’est :

  • VOUS ACCUEILLIR : la ligne est ouverte à toutes les femmes victimes de violences, pour toutes formes de violences, peu importe votre situation, le contexte des violences et vos questionnements, le 3919 est là pour vous répondre, ainsi qu’à vos proches et aux professionnel·les.
  • VOUS ÉCOUTER : les écoutantes sont formées pour soutenir les femmes victimes de violences au sein du couple et leurs proches. L’expertise des professionnelles du 3919 permet une écoute bienveillante et l’installation d’une relation de confiance.
  • ANALYSER ET IDENTIFIER VOS BESOINS : les écoutantes vous accompagneront à identifier vos difficultés et les violences que vous signalez. Elles sont là pour vous.
  • VOUS INFORMER : selon votre situation, les écoutantes vous apporteront une information adaptée sur vos droits, les démarches et les dispositifs existants.
  • VOUS ORIENTER : vers des structures et associations au plus proche de chez vous et qui répondront à vos demandes, vos besoins.

Le 3919 est un premier contact : vous serez entendue par une professionnelle qui pourra vous informer au mieux et mieux vous orienter. Par leur écoute et leur professionnalisme, les écoutantes du 3919 vous accompagnent dans ce premier pas pour sortir des violences. Vous n’êtes pas seules.

Appelez le 3919 si vous éprouvez des doutes, des peurs, des questionnements sur une situation de violences. Appelez le 3919 si vous avez besoin de renseignements ou besoin de soutien.