Prévisions violences 2024 : Schilick s’engage contre les violences faites aux femmes
Publié le 16 octobre 2023

Le 25 novembre est la « Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes ». En 2022, la Ville de Schiltigheim s’engageait dans cette journée de sensibilisation en proposant sa campagne d’affichage dénonçant à travers des mots, des phrases et des slogans chocs toutes les formes de violences faites aux femmes. Cette année, la Ville souhaite renouveler son engagement en proposant une campagne de grande envergure sur son réseau d’affichage nommée « Prévisions violences pour 2024 ».

La symbolique de la journée du 25 novembre a été instaurée en 1999 par l’ONU, en mémoire des trois sœurs Mirabal, militantes dominicaines brutalement assassinées sur les ordres du chef d’État, Rafael Trujillo.

La prévention, essentielle dans la lutte contre les violences

Cette journée permet de rappeler que :

  • Les violences faites aux femmes sont des violations des droits de l’Homme.
  • Les violences faites aux femmes résultent d’une discrimination à l’égard des femmes, tant dans le droit que dans les faits, ainsi que de la persistance d’inégalités entre hommes et femmes.
  • Les violences faites aux femmes ont de lourdes conséquences et peuvent empêcher la réalisation de progrès dans certains domaines, comme l’élimination de la pauvreté, la lutte contre le HIV/sida, la paix et la sécurité.
  • Les violences faites aux femmes sont un problème mondial. Jusqu’à 70% des femmes sont victimes de violence au cours de leur vie.

Cette journée rappelle que les violences contre les femmes et les filles ne sont pas inéluctables et la prévention est non seulement possible mais essentielle.

La violence faite à l’égard des femmes est un phénomène en recrudescence, qui ne connaît ni frontière géographique, ni limite d’âge, ni race, et qui concerne tout type de relations familiales et tout type de milieu social (Source : https://www.coe.int/fr/web/portal/25-november-against-domestic-violence). Pour éveiller les consciences, la prévention des violences est essentielle notamment en s’appuyant sur des chiffres ou également sur des images du quotidien.

Ces derniers principes ont inspiré la Ville qui a alors décidé de participer à nouveau à cette journée de sensibilisation, en mettant en place une campagne engagée sur son réseau d’affichage.

Une image du quotidien, pour parler à toutes et tous

La Ville utilise les codes des bulletins météo pour dénoncer le nombre de violences faites aux femmes qui ne décroît pas d’année en année. Cette image du quotidien, qui apparaît chaque soir dans la majorité des foyers schilikois, permet de sensibiliser le plus grand nombre et donne de la visibilité à un sujet trop peu connu du grand public.

Cette répartition sur l’ensemble du territoire donne à voir l’ampleur du travail de sensibilisation nécessaire : ces violences existent partout et doivent être l’affaire de toutes et tous.


Prévisions glaciales pour 2024

Du 8 au 28 novembre, sur le réseau d’affichage urbain, 3 déclinaisons d’affiches « Senior », abordant chacune un type différent de violences faites aux femmes, seront affichées.

On y retrouve les féminicides, avec des chiffres prédictifs projetés à partir des données recueillies en 2022 par le Collectif Féminicides par compagnon ou ex. À l’échelle nationale, rare sont les départements français qui ne voient pas chaque année une femme perdre la vie des mains d’un homme.

Les habituelles températures annoncées sont ici remplacées par le nombre de victimes, avec un slogan choc « une année glaciale pour les femmes ». Les points sur la carte sont remplacés par des pictogrammes de femmes, pour appuyer visuellement le propos.

La seconde affiche aborde les agressions sexuelles. Les pictogrammes de femmes laissent place à des représentations d’agressions. Pour rappel, en France, est considéré comme une agression sexuelle un attouchement physique (sur les cinq parties du corps dites « sexuelles » qui sont les seins, les cuisses, la bouche, les fesses et le sexe) commis sur une personne avec violence, contrainte, menace ou surprise, c’est-à-dire sans son consentement. Les chiffres prédictifs sont projetés d’après les données du ministère de l’Intérieur.

On considère qu’en moyenne 94 000 femmes subissent un viol ou une tentative de viol au cours d’une année en France. Les victimes sont ici représentées sur le même système que les cartes montrant les vagues de chaleur. Cette affiche nous montre la vague d’agressions à venir en 2024, avec un slogan « vigilance violences sur tout le pays ».

La dernière affiche met en avant les cas de violences conjugales. Avec en moyenne 213 000 victimes par an (chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur), ce sujet encore tabou doit sortir de l’omerta. Les pictogrammes représentent cette fois des scènes de violences physiques, avec là encore la représentation de la vague de violence pour 2024. Le slogan « temps orageux dans les foyers » évoque la colère que subissent les victimes de violences conjugales au quotidien chez elles.

Pour accentuer la visibilité de cette campagne, elle sera également affichée du 15 au 28 novembre 2023 sur le réseau d’affichage urbain « Junior » de la Ville.

Signaler les violences et orienter les victimes

Le numéro 3919 est accessible 24h/24 et 7j/7.

Créé et porté par la Fédération Nationale Solidarité Femmes (FNSF), le 3919 assure depuis 2014 un premier accueil téléphonique des femmes victimes de violences, de leur entourage et des professionnels concernés. Les répondants de la plateforme téléphonique les orientent vers les contacts et points d’accueil correspondant à leurs besoins. La FNSF s’appuie, pour ce faire, sur de nombreux partenariats associatifs dans les territoires, dans l’Hexagone comme les Outre-mer.

Depuis le 30 août 2021, le numéro est accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, concrétisant un engagement phare du Grenelle des violences conjugales.

Attention, le 3919 n’est pas un numéro d’urgence. En cas de danger immédiat, appelez le 112 qui est le numéro d’urgence européen (ou la police/gendarmerie au 17 ou les pompiers en composant le 18).

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