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Raymond Aubrac, "comme un vieux résistant"

Une lumière d’automne, le vent dans les arbres et les feuilles qui soudain tombent comme les pétales rouges et vertes de la stèle de la Résistance:  la cérémonie d’inauguration du nouveau monument érigé dans le parc de la Résistance, route de Bischwiller a laissé à tous une empreinte d’une émotion palpable, digne et belle.

Raymond Frugier, maire d’Oradour-sur-Glane, et de de Raymond Aubrac, grande figure de la Résistance rend hommage aux Résistants et à toutes les victimes schilikoises du système nazi et des assassins qu’il a produit. Raymond Aubrac est mort le 12 avril 2012 et nous lui rendons ici hommage.
 

 

 

Il revendiquait le titre de «vieux résistant». Jusqu'à sa mort, à 97 ans, Raymond Aubrac a continué de résister envers et contre tout, s'attelant à transmettre l’esprit de résistance aux jeunes générations. Par le biais de son amie schilikoise Jeannette Boulay, il était venu participer à l’inauguration de la nouvelle stèle.

Pour que «la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais», comme il est écrit dans «L’appel de la commémoration du 60ème anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance  du 15 mars 1944» signé par Raymond Aubrac et par sa femme Lucie également disparue, mais aussi par Stéphane Hessel ou encore Jean-Pierre Vernant, le «vieux témoin» poursuivait inlassablement ses interventions.

 

«Dans les classes, on me demande toujours ce qu’étaient les résistants, expliquait-il au stammtisch exceptionnel organisé par le club Jacques Peirotes. Je dis qu’ils étaient volontaires, désobéissants, patriotes, courageux et solidaires entre eux bien sûr, mais j’ajoute qu’ils étaient des optimistes, persuadés que les risques qu’ils prenaient allaient servir à quelque chose. C’est important aujourd’hui de faire passer ce message aux jeunes qui sont souvent pessimistes, qui ne savent pas très bien ce que sera leur avenir. Il faut essayer de leur communiquer un peu de cet élan vital, de sûreté et de confiance en leurs capacités».

 

Après les discours et le dépôt des gerbes, la medaille de la ville est décernée à Raymond Aubrac et à Pela Simon, soeur du jeune résistant schilikois Alphonse Adam, fusillé en 1943 par les nazis.

 

 

 


 

 

«Comme un vieux résistant de l’intérieur à qui vous avez fait le grand honneur de l’inviter aujourd’hui, j’ai rassemblé mes souvenirs de ce que fut, pour nous, la Résistance en Alsace»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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