Ville de Schiltigheim
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La Résistance

Certains ont refusé l'oppression, fui, déserté, résisté, certains l'ont combattue. La Résistance à Schiltigheim a été héroïque à l'exemple des réseaux Adam et Wodli.

 

Alphonse Adam Front de la Jeunesse alsacienne Résistant Schiltigheim

Alphonse Adam né en 1918, lance en 1941 "Le Front de la Jeunesse alsacienne" qui recrute d'abord en milieu étudiant puis réunit à partir de 1942 quelques 400 jeunes d'Alsace et de Lorraine. D'inspiration chrétienne, le mouvement est soutenu par Léon Neppel, curé à l'église Ste-Famille de Schiltigheim. Adam et ses amis organisent le passage de prisonniers de guerre et de réfractaires et mènent une intense activité de propagande. Le réseau est décimé en janvier 1943. 24 membres sont arrêtés et jugés à Strasbourg. Alphonse Adam et cinq autres jeunes Résistants seront condamnés à mort et fusillés le15 juillet 1943 au stand Desaix en face du Rhin.

 

Schiltigheim Résistance Georges Wodli

Geoges Wodli, né en 1900, est ajusteur aux Ateliers de Bischheim. Il habite à Schiltigheim depuis 1925. Il est membre du bureau régional du parti communiste en 1930. En 1939, il entre dans l'illégalité. Nommé délégué du parti clandestin pour l'Alsace et la Moselle, il réorganise le mouvement communiste et met en place un réseau de résistance. Il est arrêté en octobre 1942, transféré au camp de Schirmeck en janvier 1943 puis au siège de la Gestapo à Strasbourg où il meurt sous la torture le 2 avril 1943.


La stèle de la Résistance

 

Schiltigheim stèle de la Résistance

 

Georges Embser, président des PRAF (Patriotes Réfractaires à l’Annexion de Fait) du Bas-Rhin, s’est battu inlassablement pour que soit érigée à Schiltigheim une stèle rendant hommage à tous les martyrs schilikois victimes de la barbarie nazie.
Sur le monument installé dans le parc de la Résistance en 1946 ne figuraient en effet que huit noms, ceux de six résistants et de deux victimes catholiques du nazisme morts à Oradour-sur-Glane.
Pour réaliser la nouvelle stèle, une commission mise en place en 2008 a retenu trois listes de noms de victimes: 18 Résistants, 8 Déportés juifs et 9 Schilikois réfugiés à Oradour et massacrés par la divison SS «das Reich» le 10 juin 1944. Le 22 novembre 2009, soixante ans après la Libération de Strasbourg, leurs noms, et ceux «de toutes les personnes dont on a éradiqué le nom même», ont été enfin arrachés à l’oubli.



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